TotalEnergies의 분기 이익 급증, NGO와 좌파로부터 "부도덕한 전쟁 수익"이라는 비판

Des "profits de guerre" jugés "indécents" : la hausse du bénéfice trimestriel de TotalEnergies sous les critiques des ONG et de la gauche

France Info · 🇫🇷 Paris, FR FR 2026-04-30 18:37 Translated
중동 전쟁으로 인한 에너지 가격 상승에 힘입어 프랑스 석유·가스 대형 기업이 전년 대비 순이익이 급증했습니다. 이 성과는 초과이익에 대한 과세 논쟁을 다시 불러일으켰습니다.
중동 전쟁으로 인한 에너지 가격 상승에 힘입어 프랑스 석유·가스 대형 기업이 전년 대비 순이익이 급증했습니다. 이 성과는 초과이익에 대한 과세 논쟁을 다시 불러일으켰습니다.

이 기사를 저장하려면 로그인하거나 계정을 만드세요. 광고 없음. 구독 없음.

결과가 논쟁을 재점화했습니다. TotalEnergies는 4월 29일 수요일 중동 전쟁을 배경으로 1분기 순이익이 매우 크게 증가한 것을 발표했습니다. 프랑스 석유·가스 대형 기업의 분기 순이익은 58억 달러(49억 6천만 유로)에 달하며, 전년 대비 51% 증가했습니다. CEO인 Patrick Pouyanné는 수요일 발표된 성명에서 "가격 상승을 포착할 수 있는 능력"을 강조했습니다. 4월 초 Financial Times는 TotalEnergies가 중동에서 수입 가능한 석유 화물의 거의 전량을 구매하여 10억 달러 이상의 이익을 창출했으며, 호르무즈 해협을 거치지 않았다고 보도했습니다.

중동 전쟁: Donald Trump이 "수 개월간의 봉쇄"를 언급한 후 브렌트유 배럴당 120유로 이상으로 안정화

이러한 배경, 즉 전쟁, 에너지 시장 긴장, 이익 급증 사이에서 많은 좌파 정치인들로부터 TotalEnergies를 겨냥한 "전쟁 수익자"라는 비난이 제기되고 있습니다. 에너지 문제 전문가인 Philippe Charlez에 따르면, 이러한 해석은 미묘한 차이가 있어야 합니다. "적어도 프랑스에서는 세계 5대 석유 회사 중 하나를 보유하고 있다는 것에 기뻐할 수 있습니다"라고 그는 franceinfo에서 밝히면서, 이 기업이 "부채가 매우 적다"고 지적했습니다. 또한 생산 비용을 낮추는 산업 전략이 "인정된" 것이라고 강조했습니다.

하지만 이러한 산업 논리가 모두를 설득하지는 못합니다. 수요일 발표된 성명에서 Greenpeace France는 석유 대형 기업들의 "냉소적 논리"를 비난하며, 인명 비극을 금전적 기회로 전환하면서 가정용 휘발유 가격이 급등하고 있다고 비난했습니다. NGO에 따르면 TotalEnergies는 2022년 우크라이나 전쟁 초기처럼 지정학적 불안정성을 이용해 이익을 극대화하고 있으며, "부도덕한" "전쟁 수익"을 창출하고 있습니다. Reclaim Finance의 옹호 담당자인 Olivier Guérin은 수요일 France Inter에서 회사의 초과이익에 과세하고 "화석 연료와 TotalEnergies에 대한 의존에서 벗어나야" 한다고 주장했습니다. 이러한 비판은 그룹의 실적 발표가 과세 문제에 대한 논쟁을 다시 점화한 정치 논쟁에도 초대되었습니다.

국회에서 외레 지역 의원인 Philippe Brun은 수요일 사회주의자들과 함께 그가 "위기 수익자들의 초과이익"이라고 부른 것에 과세하기 위한 법안을 제출했으며, 석유업체들이 "과도한 휘발유 청구서를 내는 프랑스인들의 등을 타고 오늘날 살을 찌우고" 있다고 겨냥했습니다. 그는 위기로 인한 초과이익에 대한 20% 추가 과세를 주장했으며, 모든 진영의 의원들이 이 문안에 서명하도록 촉구했습니다.

국회 의원이자 국회 부의장인 Clémence Guetté는 "전쟁을 이용해 이익을 폭발시키는" 기업을 비난했습니다. X에서 La France insoumise의 조정자인 Manuel Bompard는 정부가 휘발유 가격을 제한할 수 없다는 것을 비꼬며, 행정부가 프랑스인들을 "바보"로 본다고 비난했습니다.

휘발유 가격 급등: 중동 전쟁이 당신 근처 주유소의 요금과 재고 부족에 미치는 영향은 무엇입니까?

반응은 우파에서는 더욱 신중했으며, 극우에서는 Marine Le Pen과 Jordan Bardella가 다르게 반응했습니다. "TotalEnergies와 같은 기업이 국제 위기 또는 현재 이란과의 전쟁 같은 비범한 경기 상황과 관련된 추가 이익을 달성할 때, 그들이 달성한 초과이익에 대한 예외적 과세를 통해 국가적 노력에 기여할 수 있는 것이 정상입니다"라고 국민연합 의원단 대표는 X에서 주장했습니다. "자신을 금지할 필요가 없습니다"라고 Jordan Bardella는 같은 시간에 BFMTV에서 선언했으며, "의무 과세가 46%인 국가에서 다시 한 번 세금과 부과금을 발명하는 것이 우선이라고 생각하지 않습니다"라고 덧붙였습니다.

이러한 맥락에서 행정부는 어떻게 대응할 것인가? 정부 대변인이자 에너지 담당 장관인 Maud Bregeon은 행정부가 "원칙에 따라" "아무것도 금지하지 않는다"고 주장했습니다. 총리 Sébastien Lecornu은 수요일 상원에서 TotalEnergies에 "어떤 방식으로든" 가능한 "예외적" 이익을 "재배포"하도록 촉구했으며, 객관화할 논쟁이 있음을 인정했습니다. Total은 이미 2023년 2월부터 시행 중인 휘발유 가격 상한을 통해 이익을 소비자들에게 재배포하고 있다고 설명하면서 빠르게 응답했습니다. "우리는 이 상한을 계속 유지할 계획입니다"라고 회사가 덧붙였으나, 기간을 명시하지 않았습니다.

한편 일부 에너지 전문가들은 석유 대형 기업에 대한 비판을 완화하고 있습니다. Sciences Po의 강사이자 국방 문제 전문가인 Guillaume Lagane에 따르면, 논쟁은 더 넓은 틀에 위치해야 합니다. TotalEnergies는 "매우 경쟁적인" 시장에서 운영되고 있다고 그는 franceinfo에서 추정하면서, 미국, 영국, 중국 기업들을 지적했습니다. "그들의 이익이 모두 주주들의 주머니에 들어가는 것은 아닙니다"라고 그 전문가는 강조하면서, 그들이 또한 "투자 자금을 조달하는 데" 사용된다고 명시했습니다. 중동 위기의 맥락에도 불구하고, "품위나 도덕성 같은 가치 범주는 사업의 것이 아닙니다. 자본주의의 논리와 경제의 논리에서도 기업은 이익을 얻기 위해 존재합니다"라고 그는 설명합니다.

프랑스 석유 산업 연합의 전직 회장인 Jean-Louis Schilansky도 TotalEnergies의 위치를 맥락화할 필요성을 강조합니다. 그의 관점에서 비판은 매번 실적 발표마다 돌아오지만, "그 자체로 별로 의미가 없습니다". 그는 Total이 2024년 세계 석유 생산의 "단 1.5%"만을 "대표"하며, "Aramco나 ExxonMobil에 훨씬 뒤떨어져" 있다고 강조합니다.

"국가 차원에서는 상당해 보입니다. 하지만 세계 차원에서는 석유 생산의 한 요소일 뿐입니다."

지속적으로 "덜 효율적인" 기업이 결국 소멸하거나 인수되는 부문에서, 그는 이 삼색 그룹의 결과를 직접 경쟁자들의 결과와 비교해야 한다고 판단합니다.
처리 완료 6,176 tokens · $0.0161
기사 수집 완료 · 18:50
매체 피드에서 기사 메타데이터 수집
헤드라인 번역 완료 · 19:05
제목/요약 한국어 번역 (fetch 시점 inline)
claude-haiku-4-5-20251001 326 tokens $0.00079 2.4s
본문 추출 완료
6,686자 추출 완료
본문 한국어 번역 완료 · 19:05
3,170자 번역 완료
claude-haiku-4-5-20251001 5,850 tokens $0.01530 32.0s
지정학적 엔티티 추출 완료 · 19:05
8개 엔티티 추출 완료

Porté par la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, le géant français affiche des bénéfices en nette progression sur un an. Une performance qui relance le débat sur la taxation des profits exceptionnels.

Porté par la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, le géant français affiche des bénéfices en nette progression sur un an. Une performance qui relance le débat sur la taxation des profits exceptionnels.

Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo

Sans paiement. Sans abonnement.

Des résultats qui ravivent le débat. TotalEnergies a publié, mercredi 29 avril, un bénéfice en très forte hausse pour le premier trimestre, sur fond de guerre Moyen-Orient. Le bénéfice trimestriel du géant pétrogazier français atteint 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros), soit une progression de 51% sur un an. Son PDG, Patrick Pouyanné, souligne d'ailleurs "sa capacité à capturer la hausse des prix", dans un communiqué publié mercredi. Début avril, le Financial Times avait révélé que TotalEnergies avait généré plus d'un milliard de dollars de gains en achetant au Moyen-Orient la quasi-totalité des cargaisons de pétrole exportables, sans passer par le détroit d'Ormuz.

Guerre au Moyen-Orient : le baril de Brent s'installe au-delà de 120 euros après que Donald Trump a évoqué un blocus de "plusieurs mois"

Ce contexte, entre guerre, tensions des marchés de l'énergie et envolée des profits, nourrit les accusations de "profiteur de guerre" visant TotalEnergies de la part de nombreux politiques de gauche. Pour Philippe Charlez, expert en questions énergétiques, cette lecture doit pourtant être nuancée. "On peut quand même se réjouir au moins, en France, de garder l'une des cinq compagnies pétrolières mondiales", estime-t-il sur franceinfo, en notant que l'entreprise reste "très peu endettée". Il souligne également que la stratégie industrielle de baisser les coûts de production est "assumée".

Mais cette logique industrielle ne convainc pas tout le monde. Dans un communiqué publié mercredi, Greenpeace France dénonce la "logique cynique" des géants du pétrole, accusés de transformer des drames humains en opportunités financières, tandis que les ménages paient le prix fort à la pompe. Selon l'ONG, TotalEnergies profite, comme au début de la guerre en Ukraine en 2022, de l'instabilité géopolitique pour maximiser ses bénéfices, au point de générer des "profits de guerre" jugés "indécents". Olivier Guérin, chargé de plaidoyer à l'ONG Reclaim Finance, a estimé, mercredi sur France Inter, qu'il fallait taxer les superprofits de l'entreprise et "sortir de cette dépendance vis-à-vis des fossiles et vis-à-vis de Total Energies". Ces critiques se sont aussi invitées dans le débat politique, où la publication des résultats du groupe a ravivé la question sur la taxation.

A l'Assemblée nationale, Philippe Brun, député de l'Eure, a déposé mercredi avec les socialistes une proposition de loi pour taxer ce qu'il a appelé "les superprofits des profiteurs de crise", visant les pétroliers qui "s'engraissent aujourd'hui sur le dos des Français qui payent des factures de carburant démesurées". Il a plaidé pour une surtaxe de 20% sur les bénéfices exceptionnels liés aux crises, en appelant les députés de tous bords à cosigner le texte.

Clémence Guetté, députée et vice-présidente de l'Assemblée nationale, a dénoncé une entreprise qui "profite de la guerre pour faire exploser ses bénéfices". Sur X, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a ironisé sur l'incapacité du gouvernement à bloquer les prix du carburant, accusant l'exécutif de prendre les Français "pour des imbéciles".

Flambée des prix des carburants: quel est l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les tarifs dans les stations-service près de chez vous et sur les ruptures de stock ?

Les réactions sont restées plus mesurées à droite, tandis qu'à l'extrême droite Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réagi différemment. "Lorsqu'une entreprise comme TotalEnergies fait des bénéfices supplémentaires liés à une crise internationale ou à une conjoncture extraordinaire, comme c'est le cas actuellement avec la guerre en Iran, il est normal qu'elle puisse contribuer à l'effort national par une taxation exceptionnelle sur les surprofits qu'elle a réalisés", a argumenté la cheffe des députés RN sur X. "Il ne faut rien s'interdire", a déclaré au même moment Jordan Bardella sur BFMTV, ajoutant : "Je ne crois pas que la priorité, dans un pays qui a 46% de prélèvements obligatoires, soit encore une fois d'inventer des taxes et des impôts."

Dans ce contexte, comment va réagir l'exécutif ? La porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Energie, Maud Bregeon, a affirmé que l'exécutif ne "s'interdi[sai]t rien", "par principe". Le Premier ministre, Sébastien Lecornu a appelé, mercredi au Sénat, TotalEnergies à "redistribuer d'une manière ou d'une autre" ses éventuels profits "exceptionnels", tout en reconnaissant qu'il y a un débat à objectiver. Total n'a pas tardé à répondre en expliquant déjà redistribuer ses profits aux consommateurs par le plafonnement du prix des carburants, en place depuis février 2023. "Nous comptons poursuivre ce plafonnement", a ajouté l'entreprise, sans préciser jusqu'à quand.

Certains experts en énergie, quant à eux, tempèrent les critiques envers le géant du pétrole. Pour Guillaume Lagane, maître de conférences à Sciences Po et spécialiste des questions de défense, le débat doit aussi être replacé dans un cadre plus large. TotalEnergies évolue sur un marché "très concurrentiel", estime-t-il sur franceinfo, en pointant les entreprises américaines, britanniques ou chinoises. "Et leurs profits ne sont pas entièrement mis dans la poche des actionnaires", souligne le spécialiste, précisant qu'ils servent aussi "à financer l'investissement". Malgré le contexte de la crise au Moyen-Orient, "le registre des valeurs comme la décence ou la moralité, ce n'est pas celui des affaires. Il faut le rappeler, dans une logique du capitalisme et même dans celle de l'économie, une entreprise est là pour faire du profit", explique-t-il.

Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'Union française des industries pétrolières, insiste lui aussi sur la nécessité de contextualiser la place de TotalEnergies. A ses yeux, les critiques reviennent à chaque publication de résultats, mais "en soi, ça ne veut pas dire grand-chose". Il souligne que Total "ne représente que 1,5%" de la production mondiale de pétrole en 2024, "loin derrière Aramco ou ExxonMobil".

"A l'échelle nationale, cela semble considérable. Mais à l'échelle mondiale, ce n'est qu'un élément de production pétrolière."

Dans un secteur où une compagnie durablement "moins performante finit par disparaître ou être rachetée", il juge qu'il faut comparer les résultats du groupe tricolore à ceux des concurrents directs.